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Ce qui frappe ici, ce n’est pas ce que l’image “représente”, mais la manière dont elle résiste précisément à toute stabilisation du regard. L’œuvre s’inscrit dans une logique qui évoque l’héritage de l’Expressionnisme abstrait, mais sans en reprendre la gestuelle héroïque : au contraire, elle semble travailler contre toute affirmation autoritaire du geste.
La tension principale réside dans un équilibre instable entre apparition et dissolution. Là où un peintre comme Wassily Kandinsky cherchait une correspondance spirituelle structurée entre formes et couleurs, ici, la couleur paraît refuser toute hiérarchie symbolique claire. Elle se disperse, se contredit, se dilue — et c’est précisément dans cette fuite que l’œuvre trouve sa cohérence. Il ne s’agit pas d’organiser le chaos, mais de le maintenir vivant.
On pourrait aussi penser à Paul Klee, non pas pour la dimension ludique ou graphique, mais pour cette capacité à faire émerger des figures à la lisière du visible. Sauf qu’ici, ces figures ne cherchent pas à naître pleinement : elles restent à l’état d’ébauche, comme si l’œuvre refusait délibérément l’achèvement. Il y a une éthique du fragment, presque une méfiance envers toute forme trop définie.
Le médium lui-même — l’aquarelle — est exploité dans ce qu’il a de plus indiscipliné. Là où il pourrait suggérer transparence et légèreté, il devient ici un terrain de conflits : les pigments se chevauchent, s’épaississent, s’annulent. Ce n’est pas une maîtrise démonstrative, mais une mise en risque constante. L’artiste accepte la perte de contrôle comme condition même de la création.
Ce qui rend cette œuvre intéressante, ce n’est donc pas sa beauté au sens classique, mais sa capacité à maintenir une ambiguïté active. Elle ne cherche ni à séduire ni à convaincre, mais à déranger légèrement les mécanismes de perception. Elle oblige le regard à circuler sans jamais se fixer — et dans cette errance, elle produit une expérience plus mentale que visuelle.
On pourrait lui reprocher, justement, cette absence de point de condensation : tout est partout, et rien ne s’impose vraiment. Mais c’est aussi là sa radicalité. L’œuvre ne donne pas — elle retire. Elle ne montre pas — elle empêche de voir clairement. Et dans ce refus, elle ouvre un espace critique rare, où le spectateur doit renoncer à comprendre pour simplement éprouver.
E. Varese April 2026

My work is currently on view at the festival Les Papillons de Carpentras, (April-August 2025)


Recent works 2023 - 2024
2022, 2023, 2024

Event with Dr. Michael Ludwig, Mayor of Vienna, in the Town Hall 2018/12/04

Text von Klaus Oberrauner zum Kalender 2019: LINK

Mein lieber Yvan,
ich sitze gerade vor deinem Gemälde an der Wand, betrachte es und es wird mir warm ums Herz. Ich entdecke jedes Mal etwas neues darin, es ist einfach jedes Mal eine Entdeckungsreise.
Ich bin dir und Bettina zutiefst dankbar für euer sehr persönliches Geschenk !!! Es erfüllt mich mit starken Gefühlen und Emotionen, umso mehr, weil ich weiß, dass das Gemälde von einem Künstler stammt, den ich nicht nur persönlich kenne und schätze, sondern auch lieb habe.
Vielen Dank für das, was dein Können in mir auslöst. Vielen Dank für dieses Feuerwerk der Gefühle. Es vergeht einfach kein Tag, an dem dem ich mit viel Wärme an meine Bettina und Yvan nicht denke. Vielen Dank für euch in unserem Leben!
Ich drücke euch beide ganz fest und lieb.
Euer Denis




